Qui suis-je ?
OLIVIER MARIE
Professeur de français, j’enseigne les lettres et la culture générale dans l’enseignement supérieur. Mon parcours m’a également conduit à exercer des fonctions de formateur pédagogique et de chef d’établissement, autant de responsabilités qui m’ont offert un point d’observation privilégié sur l’évolution des pratiques intellectuelles et éducatives. J’ai ainsi pu constater, année après année, combien la qualité de la réflexion critique et souveraine, qu’elle soit individuelle ou collective, tend à s’affaiblir. La capacité à mobiliser une culture vivante et une mémoire historique pour interroger le présent et éclairer ses choix de vie s’efface progressivement, au profit d’un discours formaté où l’esprit se trouve trop souvent dépossédé de lui-même. Les échanges que j’ai menés avec mes étudiants autour de thématiques aussi diverses que les ravages de l’économie de l’attention, les illusions démocratiques ou encore les frontières mouvantes entre sciences et croyances, m’ont convaincu de l’urgence qu’il y avait à entreprendre l’écriture de cet essai. Mon projet est d’y analyser les mécanismes de cette dépossession programmée de la pensée, mais aussi d’ouvrir des pistes pour reconquérir une liberté intellectuelle véritable.
LECTURE
MES LIVRES RÉCENTS
Découvrez tous mes livres, disponibles en format numérique ou physique.
Charles et Kimiko
Destins confisqués
La Pensée confisquée
Le Pouvoir confisqué
Avis des lecteurs
A découvrir bientôt..
Je me souviens de cette soirée d’un dimanche d’été où lui et Gaëlle nous reçurent dans le corps de ferme qu’ils rénovent dans un écrin de campagne finistérienne, à cent mètres de la mer et non loin du port de Douarnenez, bâtiment par bâtiment, patiemment, pour rendre sa dignité fonctionnelle à ce lieu chargé d’années tout en lui conservant le charme de sa légitime patine. Ce soir-là, pour accompagner une traditionnelle dégustation d’Islay, fil conducteur habituel de nos retrouvailles, il évoqua longuement ses souvenirs familiaux, sans nostalgie ni pathos, simplement avec le ton ému et curieux de celui qui vient de soulever une malle du grenier et laisse ainsi enfin s’échapper le génie de la mémoire avide de s’incarner à nouveau sous la forme fragile mais tenace du récit de la transmission. Lire la suite
Multimédia
NEWSLETTER
MES ARTICLES DE BLOG
Découvrez tous mes livres, disponible en format numérique ou physique.
Harry Fragson, le chansonnier oublié
La mémoire collective est toujours injustement sélective, surtout quand il s’agit de littérature ou d’art en général. Qui lit (ou étudie) aujourd’hui Nicolas de Montreux romancier le plus prolixe et lu au XVIème siècle comme le fut Louis Sébastien Mercier au XVIIIème...
De Jules Verne à Trump : faire fondre la glace
Dans la série « Ils nous avaient prévenus » j’aimerais revenir, actualité oblige, sur un roman peu connu de Jules Verne, "Sans dessus dessous », paru en 1889. Dans ce dernier, trois capitalistes américains (déjà protagonistes de De la Terre à la lune et de Autour de...
Pourquoi Lire René Barjavel ?
Trop souvent négligé par les enseignants et les programmes car considéré comme auteur populaire (il est toujours surprenant d’ailleurs, de voir la sélection qui se fait dans les classiques autorisés, et jouissif d’exhumer les auteurs qui passent aux oubliettes de la...
Tirer au sort ceux qui nous gouvernent ? Quelle idée risquée !
Les propositions d’Etienne Chouard concernant l’usage du tirage au sort pour davantage de démocratie dans notre système politique n’est pourtant pas neuve : sans ce tirage, pour les grecs anciens, inventeurs du concept, dirons-nous, pas de démocratie possible....
Les hauts fourneaux du siècle : de la guerre industrielle à l’oligarchie mondiale
L’histoire du XXᵉ siècle, relue à la lumière des analyses de Michel Corday, d’Annie Lacroix-Riz et de Johann Chapoutot, dévoile la constance d’une même logique : la guerre n’est pas un accident tragique de la civilisation, mais l’un de ses modes de fonctionnement. À...
La cliodynamique de Peter Turchin
Je viens de me plonger dans les thèses de Peter Turchin sur la cliodynamique et la surproduction des élites, c’est très éclairant. La crainte des élites devant l’émergence de concurrents issus du peuple n’est dit-il pas un simple réflexe aristocratique, mais la...











